L’oxygénation à l’institut de beauté

Il n’est pas besoin d’être un clinicien pour ce rendre compte des atteintes d’ordre esthétique que la fatigue et le surmenage, l’excitabilité nerveuse et l’intoxication provoquant sur le visage de vos clientes.

Vous les observez quotidiennement :

  • traits tirés
  • teint brouillé
  • pourtour des yeux précocement fripé ou ridé
  • excitation ou lassitude du comportement

Cet aspect est aussi fréquent chez la femme que chez l’homme, le mode de vie actuel et le surmenage qui l’accompagnent l’atteignant profondément.

Les soins esthétiques que vous pratiquez donnent de bons résultats grâce à nos techniques, à la qualité de nos produits et grâce aussi, il faut bien le reconnaître, à l’heure de détente que vous procurez à la cliente.

Améliorer cette détente, pratiquer chez elle une véritable relaxations, c’est améliorer les résultats de vos soins et contribuer à un heureux changement de son aspect général puisque vous donnerez à un organisme en état de tension excessive le moyen de se décontracter.

On dit que la relaxation est une détente organique obtenue dans des conditions particulières de repos. Nous pouvons ajouter : dans un cadre approprié et dans une atmosphère, riche en oxygène, ce gaz étant le complément de la véritable relaxation à l’institut de beauté.

L’Oxygène

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L’oxygène est en corps simple entrant pour un cinquième dans la composition de l’atmosphère, cette couche gazeuse qui entoure la terre. Il constitue sa partie respirable, absolument indispensable à la vie. C’est pour cette raison que l’oxygène est appelé « gaz vital« .

Au niveau de chaque cellule, l’oxygène permet la combustion des substances caloriques et énergétique qui nous procurent force et chaleur. Cette force est utilisée principalement par nos muscle striés dont les contractions assurent nos mouvements.

Mais le travail musculaire n’est pas gratuit : en se contractant, nos muscle libèrent un déchet, l’acide lactique. Son accumulation provoque la sensation de fatigue, voire de courbature si nous avons exigé d’eux un effort trop prolongé ou trop violent.

Dans les cas extrêmes on constate une telle concentration en acide lactique que le muscle perd toutes ses  facultés d’excitabilité. C’est le « maximum de fatigue » décrit par certains auteurs.

Or, non seulement l’oxygène fait disparaître l’acide lactique accumulé, ce qui confirme son action défatigante, mais il limite aussi la production de déchet lorsque l’effort a lieu dans une atmosphère abondamment pourvu de ce gaz. Ajoutons que l’oxygène élimine d’autres déchets organiques en quantité importante.

Ce n’est pas tout. Si les muscles sont capables, du moins pendant un  certain temps, de se contracter en l’absence d’oxygène, le cerveau, lui, est incapable d’assurer ses  fonctions, ne fût-ce que pendant quelques instants, lorsque l’apport d’oxygène par le sang lui fait défaut. En résumé :

  • l’oxygène est indispensable à l’organisme vivant pour assurer sa respiration, son travail musculaire et cérébral
  • il possède une action défatigante certaine en intervenant, probablement, dans le métabolisme de l’acide lactique
  • il exerce une action tonique et équilibrante sur le système nerveux qui ne peut pas en être privé sans dangers graves

On insistera sur ce dernier point et on adressera tout particulièrement aux Esthéticiennes qui exercent dans les grandes villes.

La pollution de l’air

 

Pollution

Pollution

La pollution de l’air par l’oxyde de carbone provenant des véhicules à moteur, pollution si inquiétante puisqu’à certaines heures elle approche dans les rues de Paris du seuil de toxicité, diminue les échanges respiratoires des habitants soumis à cette atmosphère, éveille ou aggrave leur déséquilibre nerveux.

De quelle manière cet air vicié parvient-il à gêner les échanges respiratoires et, par là-même, à porter atteinte à notre système nerveux ?

Les expériences décrites par G. Bourreil en termes très simples vous le feront comprendre aisément :

« Dans un sang rouge vif faisons barboter pendant une minute du gaz d’éclairage à riche en oxyde de carbone. Le sang devient rouge groseille ; cette teinte est due à la formation d’hémoglobine oxycarbonée. Ce sang, exposé à l’air, ne redevient pas rouge vif.

Donc, les globules touchés par l’oxyde de carbone deviennent impropres à fixer l’oxygène. L’oxyde de carbone est un dangereux poison, d’autant plus dangereux que l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxyde de carbone est plus forte que pour l’oxygène.

Cependant, en présence d’une grosse quantité d’oxygène pur, l’hémoglobine oxycarbonée peut être décomposé, le gaz toxique libéré et l’oxyhémoglobine est régénérée. »

On peut déduire de ces explications que l’oxygénation est une mesure d’hygiène admirablement adaptée aux besoins de la femme moderne, celle habitant les grandes villes en particulier.

Les Américains ont fort compris le « besoin d’oxygène » en installant dans les usines, dans les postes de fourniture d’essence, dans la rue même, des distributeurs d’oxygène où l’on va prendre une bouffée « défatigante et désintoxicante » moyennant quelques cents.

Des distributeurs similaires sont agencés dans la cabine du chauffeur de poids lourd effectuant de longs parcours.

La relaxation peut être pratiquée dans la cabine de soins de beauté ou dans une cabine plus petite consacrée à cet usage, à l’écart de tous bruits, le silence étant une des conditions essentielles pour obtenir la détente de la cliente.

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