Les intolérances aux produits de beauté

Avant de nous engager dans l’exposé des techniques esthétiques, il est utile de dire quelques mots sur l’intolérances aux produits cosmétiques et de rappeler brièvement ce qu’il faut entendre par ce terme.

Comme dans la pratique de l’oxygénation, le praticien en soins esthétiques doit être aussi au courant du  problème de l’intolérances aux produits cosmétiques pour éviter des surprises désagréables et dégager sa responsabilité.

Les cosmétiques, tous les cosmétiques, même si leur qualité est irréprochable, peuvent ne pas être tolérés par certaines de vos clientes et donner lieu à des réactions locales qui, tout en ne compromettant pas la  santé générale, sont extrêmement gênantes.

Produit

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L’intolérance

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On donne le nom d’intolérance à l’ensemble des manifestations morbides d’ordre local déclenchées chez un sujet déterminé par un corps qui est inoffensif pour la généralité des individus.

Ce corps est appelé en médecine le « réactogène ».

Ce serait une erreur de dire que le sujet en question a été « intoxiqué ». En effet, l’intolérance n’a rien à voir avec l’intoxication.

L’intoxication est un trouble causé par un toxique dont les effets nocifs, à dose donnée, sont toujours les mêmes chez tous les êtres humains.

Alors que le médecin peut prévoir une intoxication, puisqu’il connaît les effets et la symptomatologie d’un poison, par exemple, il ne pourra pas prévoir une intolérance.

La cause de ce phénomène, particulier à certains individus et dans des conditions déterminées parfois, est inconnue.

Le médecin est réduit à constater que le sujet ne supporte pas tel médicament, tel aliment, tel cosmétique, qu’il présente une prédisposition personnelle, individuelle, particulière à ne pas tolérer le contact ou l’absorption d’un corps déterminé à l’inverse de ses semblable qui le tolèrent parfaitement.

Comme l’a décrit le Dr E. Sidi, « c’est l’organisme qui joue le premier rôle. Les accidents portent l’empreinte du sujet et non celle de l’agent extérieur ».

Dans l’institut de beauté, on pourrait dire, pour nous résumer, que lorsqu’une cliente est intolérante à un produit de beauté, c’est qui est le « coupable » et non le produit de beauté.

Est-il possible de dresser la liste des réactogènes, c’est-à-dire des corps donnant lieu à des manifestations d’intolérances ?

Si certains sont désormais connus ou suspects, et de ce fait écartés de toute préparation cosmétique, il est impossible de dresser la liste de tous les autres car tous peuvent se comporter chez certains sujets comme des réactogènes.

Innées ou acquise?

L’intolérance est-elle innées ou acquise ?

Elle peut être les deux.

L’intolérance innées

Lorsqu’elle est innée, congénitale, le sujet réagit dès son premier contact avec le produit ou l’aliment qu’il ne tolère pas. On a donné à cette forme d’intolérance le nom d’Idiosyncrasie qui signifie « propre à un tempérament »  et explique la susceptibilité personnelle, innée et constitutionnelle.

L’intolérance acquise

Lorsque, au contraire, l’intolérance est acquise, le sujet ne réagit pas dès son premier  contact avec un produit ou un aliment comme dans le cas précédent, mais seulement à partir d’une époque de son existence. Les médecins ont donné à cette forme d’intolérance le nom de « sensibilisation ».

Médecin

Médecin

Peut-on  déterminer dans quelles circonstances particulières un individu qui tolèrent auparavant tel produit devient brusquement sensible à son contact.

C’est à peu près impossible : toute circonstance, tout phénomène déterminant une modification chimique ou psychique de nos humeurs est susceptible de provoquer cette sensibilisation.

La sensibilisation, bien fréquente que l’idiosyncrasie, est le fait de ces femmes qui, après avoir parfaitement toléré pendant des années tel rouge à lèvres ou telle teinture, réagissent brusquement au contact de ces produits.

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